
Au Pérou, la cuisine nikkei n’est pas une “tendance foodie”. C’est une cuisine née d’une histoire réelle : celle de la communauté japonaise installée au Pérou, et de la rencontre entre les techniques de cuisine japonaises (précision, travail du cru, sauces) et l'incroyable variété d'ingrédients péruviens
Aujourd’hui, on la retrouve dans de nombreux restaurants, du comptoir très simple aux tables les plus reconnues du monde. Et surtout : elle fait partie des expériences culinaires qui marquent un voyage, même quand on ne connaît rien à la cuisine péruvienne.
Dans cet article, on vous explique ce qu’est la cuisine nikkei, d’où elle vient, ce qu’on y goûte vraiment, et comment la découvrir facilement pendant votre voyage.

Un point de départ important : l’histoire de la communauté nikkei au Pérou commence officiellement le 3 avril 1899, avec l’arrivée au port de Callao (près de Lima) des premiers 790 immigrants japonais à bord du Sakura Maru.
Avec le temps, les habitudes culinaires japonaises se sont adaptées aux produits locaux : poissons et fruits de mer très frais, piments péruviens, agrumes, tubercules… Cette adaptation quotidienne a fini par devenir une vraie identité culinaire.
C’est aussi pour ça que la cuisine nikkei est si “logique” au Pérou : le pays a une culture très forte du poisson, de l’acidité, des sauces vives… et le Japon apporte une précision et une technique qui mettent ces ingrédients en valeur.
Le mot nikkei désigne les personnes d’origine japonaise vivant hors du Japon. Au Pérou, le terme est aussi utilisé pour parler de la cuisine née de ce mélange Pérou–Japon.
En clair :
Cuisine nikkei = techniques japonaises + produits et saveurs péruviens.
On reconnaît souvent la nikkei à trois choses :
Et c’est aussi ça qui surprend les voyageurs : dans une même expérience, on peut goûter des sashimis, nigiris ou makis… mais revisités “à la péruvienne”.
Même gestes, même précision — mais avec des ingrédients et des accents locaux : ají, agrumes, herbes, parfois une touche plus acidulée ou plus relevée. Résultat : des bouchées familières… avec un goût totalement nouveau.

Si vous voulez une belle approche de la cuisine nikkei goutez le tiradito : du poisson cru finement tranché dans une sauce péruvienne relevée. Les sources officielles du tourisme péruvien le décrivent comme un plat de poisson à forte influence japonaise.
La nikkei a pris une dimension internationale parce qu’elle incarne très bien le Pérou d’aujourd’hui : un pays créatif, métissé, et gastronomiquement très fort.
Un symbole récent est particulièrement parlant : Maido, restaurant nikkei, a été nommé The World’s Best Restaurant 2025 par The World’s 50 Best Restaurants.

C’est les deux : une cuisine née au Pérou, avec des techniques japonaises et des ingrédients péruviens.
Ça dépend des plats et des sauces. Beaucoup de recettes utilisent des ají péruviens, mais l’intensité varie : on peut demander doux.
Le tiradito est un excellent point d’entrée.
Non. Nikkei = héritage japonais. Chifa = héritage chinois. Deux grandes cuisines péruviennes, issues de migrations différentes.

La nikkei, c’est encore meilleur quand on la découvre avec les bonnes adresses, au bon moment, et avec un peu de contexte : pourquoi ce plat existe, d’où viennent les saveurs, et comment les Péruviens aiment le déguster.
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