
Au Pérou, la feuille de coca n’est pas une curiosité touristique. C’est une plante profondément liée à l’histoire andine, et pour beaucoup, elle garde un statut particulier, presque sacré, hérité des sociétés précolombiennes et de l’époque inca. On la retrouve dans les marchés, dans les maisons, sur les chemins, et souvent dans une tasse fumante à l’arrivée en altitude.
Dans cet article, on vous explique pourquoi la feuille de coca est importante au Pérou, comment elle est utilisée (mate, mastication, rituels), ce qu’on peut en attendre en altitude, et comment la découvrir de façon respectueuse pendant votre voyage.

Bien avant les Incas, la coca était déjà présente dans les Andes : des recherches archéologiques situent la mastication de coca au Pérou au moins vers 8 000 ans avant aujourd’hui, notamment dans la vallée de Nanchoc.
À l’époque inca, la feuille de coca prend une place majeure. Elle sert aux cérémonies et aux offrandes, mais aussi à la vie quotidienne et à l’organisation de l’empire. Et comme la coca pousse surtout sur les versants plus chauds, proches de l’Amazonie, les Incas ont cherché à sécuriser ces zones et leurs échanges avec les communautés locales. Résultat : un lien constant entre les hautes Andes et la forêt, pour faire circuler des ressources précieuses… dont la coca.
On raconte aussi que les Incas ont essayé d’expérimenter différentes cultures dans certains sites agricoles comme Moray, connu pour ses terrasses en “amphithéâtre” et ses microclimats. La coca est parfois citée parmi ces essais — même si les détails exacts restent difficiles à confirmer aujourd’hui.
Le mate de coca (infusion) est l’usage le plus fréquent dans un contexte touristique. On vous en propose souvent :
Le but, dans l’expérience locale, est simple : se poser, respirer, laisser le corps s’adapter au changement de rythme. Beaucoup de voyageurs apprécient surtout le côté “rituel” : cette pause calme, presque automatique, qui impose de ralentir.

Dans plusieurs régions andines, on pratique aussi la mastication des feuilles, souvent appelée acullico. C’est un usage traditionnel, très ancien, associé à la vie en altitude, aux longues journées de marche ou au travail. Cela peut surprendre au début, mais sur place, c’est un geste banal, qui fait partie du paysage social.
La feuille de coca peut aussi apparaître dans des moments plus spirituels ou cérémoniels : offrandes, remerciements, gestes de respect. Selon les régions et les personnes, l’intention varie, mais l’idée reste souvent la même : honorer un lieu, une montagne, une étape importante.
Un point revient dans presque tous les voyages dans les Andes : l’altitude change le rythme. Monter trop vite, enchaîner, vouloir “faire comme d’habitude”, c’est le meilleur moyen de rendre l’expérience plus difficile.
La feuille de coca est souvent associée au confort en altitude, notamment via l’infusion. Beaucoup de voyageurs la découvrent comme un “petit repère” : une façon locale de dire prends ton temps. Elle n’est pas une solution magique, mais elle fait partie d’un ensemble de pratiques andines liées à l’adaptation.

Beaucoup de touristes arrivent au Pérou avec une confusion : feuille de coca et cocaïne seraient “la même chose”. Sur place, on comprend vite que la réalité est différente.
Même si le mate de coca est courant au Pérou, il est interdit d’importer des feuilles de coca en France, ainsi que des préparations/produits qui en contiennent. C’est clairement encadré par la réglementation française.
Et pour l’Europe : considérez que c’est “non” aussi. La feuille de coca est classée au niveau international (Convention de 1961) et de nombreux pays européens appliquent des interdictions similaires : le risque, au minimum, c’est confiscation et complications douanières — et parfois des sanctions.
C’est une infusion à base de feuilles de coca. Au Pérou, on la propose souvent aux voyageurs, surtout en altitude, comme boisson chaude de bienvenue.
Dans les Andes, elle est traditionnellement utilisée pour mieux vivre l’altitude (surtout en infusion). L’expérience varie selon les personnes. Le plus important reste un itinéraire bien rythmé et une acclimatation progressive.
La feuille de coca fait partie des usages traditionnels et du quotidien dans de nombreuses régions, notamment andines.
Non pour la France, et à éviter pour l’Europe : ne transportez pas de feuilles ni de produits dérivés.
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